Point (de vue) sur la crise ivorienne

Jeune franco-ivoirienne et non partisane, j'enquête afin de mieux comprendre l'actuel conflit en Côte d'Ivoire. C'est donc une vision objective du conflit que je vous propose là.

26 mars 2011

"Au bas mot" même dit quoi ? (Pamphlet)

Discours de Obama au peuple ivoirien. Consulter l'intégralité traduit en français sur le site afreekelection.

Obama parlant des options disponibles pour la Côte d'Ivoire:

"L'une est celle où Laurent Gbagbo et ses partisans s'accrochent au pouvoir, ce qui ne mènera qu'à plus de violence, à plus de civils innocents blessés et tués et à un plus grand isolement diplomatique et économique."

  • Le message est clair, les Etats-Unis ne voient aucune autre alternative à celle du départ de Gbagbo et persisteront dans l'isolement diplomatique et économique de la Côte d'Ivoire. Que pense Obama de ces milliers de sympatisans de Gbagbo qui se sont réunis le Samedi 26 Mars à Abidjan ? La presse internationale s'en est fait l'échos (en bien comme en mal): L'Express, Reuters, LeMonde, France2, etc. Des images sont également disponibles via Abidjan.net. Il est difficile de croire que Gbagbo, l'impopulaire, arrive encore autant à mobiliser les foules...
  • Il faut condamner la violence, ok. D'ailleurs le Brésil reconnaît que "La violence est exercée des deux côtés" (DirectScoop.net) et donc du camp Gbagbo comme Ouattara. Ainsi, les proches de Gbagbo, responsables d'actes de violence, méritent d'être condamnés et la Communauté Internationale s'en chargera sans problème. Mais que dit cette même Communauté Internationale des actes commis par les rebelles ? Faut-il saluer leurs actes de violence et de barbarisme perpétrés sur les civils depuis 2002 ? Si oui, au nom de quel principe ? A ma connaissance, l'ONU n'a, à ce jour, décidé d'aucune condamnation envers les rebelles.

"Celle où les Ivoiriens reprennent leur pays en main et rebâtissent une économie florissante qui naguère faisait l'admiration de l'Afrique, et où la Côte d'Ivoire est de nouveau accueillie dans le giron des nations."

  • Il y a longtemps déjà, Monsieur Obama, que les Ivoiriens se prennent en charge. Mais il est relativement difficile de progresser lorsque la moitié d'un pays est occupée depuis presque 10 ans déjà par des rebelles armés qui demeurent incondamnés. De plus, ces-derniers jouissent des richesses de la portion du pays occupée et y collectent l'impôt. Tout ça au nom d'une rebellion dont les Ivoiriens n'ont jamais compris les fondements.

--MD


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